Le Pain

Le pain représente l’essentiel de l’alimentation médiévale. Il existe d’ailleurs un terme culinaire pour tous les plats accompagnés de pain à parti du XIIème, le companage ( du latin cum, avec et panis, pain ).
Les gens aisés des villes et des campagnes aiment le pain blanc, de pur froment. (Ce qui donne une mie très blanche et entraîne une déperdition de moitié).
Le pain des paysans et des gens plus modestes est complet de même que les tranches sur lesquelles on pose les aliments solides lors des repas (tranchoirs).
Ces pains sont de qualité et de poids différents mais de formes rondes, peu ou pas salés. Selon les régions, le pain pouvait intégrer plusieurs céréales.
La moitié des champs cultivés était ensemencée avec du froment, l’autre moitié se partageait entre orge, avoine, seigle et millet. « Le sarrasin, c’est-à-dire le blé noir, n’apparaît qu’à la fin du Moyen Âge et dans l’ouest de la France ».
Pétri à la maison par les femmes à la campagne, le pain était cuit au four collectif appartenant souvent au seigneur. Les fournées pouvaient être rares et espacées (une ou deux seulement par jour dans certaines régions) avec des pains pouvant peser jusqu’à 7 kilos.